act 290 · tzolk'in · the sixth sun · cd

tracklist:
1. toci
2. meztli
3. citlalicue
4. tlaltecuhtli
5. centzonmimixcoa
6. coatlicue
7. tlahuizcalpantecuhtli

"the mayan calendar is divided into seven ages of man. the fourth epoch ended in august 1987. the mayan calendar comes to an end on sunday, december 23, 2012. only a few people will survive the catastrophe that ensues. in the fifth age, humanity will realize its spiritual destiny. in the sixth age, we will realize god within ourselves, and in the seventh age we will become so spiritual that we will be telepathic." (the sacred wisdom archives: the aztec calendar, the sixth sun and 2012)

as we have all realized by now, the aztec calendar's prophecy concerning the end of 2012 was not fulfilled, so mankind now resides in the era of the 'sixth sun', one which brings past to present in order to construct a brighter future and this era was chosen as a central theme for tzolk'in's fourth album. seven unyielding tracks named after mesoamerican deities symbolize humanity's new dawn after averting the catastrophe of 2012.

on 'the sixth sun' nicolas van meirhaeghe and gwenn trémorin create a powerful, opulently orchestrated analeptic for mind and body. heavily organic, rich in melodic themes and perfectly mastered, this release represents a plethora of excellently executed ambient soundscapes and predominant tribally infested rhythms. this is contemporary post-industrial combined with ritualistic sounds carrying an almost tantric like feel which was, which is and which always will be this project's trademark.

buried deep inside the chaos of fluctuation lies a truly remarkable opus that requires attentive and full listening to appreciate its depth and range. an illustration of tribal sensibilities from the collective mind of two exceptional artists, executed in a contemporary, cutting-edge electronic medium.

also available:

ikon122 tzolk'in. the sixth sun. t-shirt
black t-shirt w/ frontprint in dark silver
sizes: S, M, L, XL, one-sized girlie-shirt

discography 06.2k13:
the sixth sun. cd. ant-zen act290. 2013
tonatiuh. cd. ant-zen act240. 2010
haab'. cd. ant-zen act210. 2008
tzolk'in. cd. divine comedy records dc033. 2004

tzolk'in on the internet:
www.tzolkin-ritual.com

reviews:

a review in russian language can be found on the machinist's webpage:
www.machinistmusic.net

a review in czech language can be found on sanctuary's webpage:
sanctuary.cz

alternativmusik.de
was passierte am 23. dezember 2012? nichts! aber eigentlich sollte die welt an diesem tage untergehen, zumindest wenn man der zeitrechnung der maya glaubt. danach sollte ein neues zeitalter beginnen, das der sechsten sonne. nun gab es weder einen weltuntergang noch große gesellschaftliche, ökologische oder physische veränderungen und ob die zeit nach dem datum wirklich, zumindest wie die maya annahmen, ein besseres zeitalter werden wird, wird sich zeigen. zumindest haben tzol'kin schonmal den passenden soundtrack dafür und entführen zum vierten mal in die welt der lateinamerikanischen hochkultur und den hörer irgendwo in alte überwuchterte tempel inmitten der regenwälder. dabei wird durchgehend sehr spartanisch vorgegangen: heulen von wind, pfeifen, rascheln, schellen, rituelle trommeln sowie schamanische gesänge und gelegentlich elektronische beats lassen einen mit der zeit immer tiefer in die welt der maya eintauchen. wie ein strudel, der einen mitreißen will: zirkulär und sich wiederholend, sich ähnelnd, aber immer auf einer neuen ebene, zieht das album einen immer tiefer in eine mystische welt, die man - während man sich in ihr befindet - weder verlassen kann noch verlassen will. eigentlich hätte man von tzol'kin auch nicht anderes erwartet als ein gutes album. the sixth sun übertrifft aber noch die eigenen an sich hohen erwartungen. besser kann man ritual industrial kaum machen. (tristan)

black
eigentlich sollte ja laut einigen deutungen des alten maya-kalenders am 23.12.2012 die welt untergehen bzw. eine zeitrechnung der 6. sonne anbrechen. passiert ist natürlich mal wieder nichts und wir machen weiter wie bisher. das hat sich dann wohl auch das gemeinsame projekt von empusae und flint glass namens tzolk'in gesagt, welches ja seit 2004 die hochkultur der maya mittels idm-sounds zu interpretieren versucht. auf ihrer inzwischen schon 5. cd "the sixth sun" nehmen sie uns ein weiteres mal mit auf die hochebenen in mittelamerika und der musikalische flug dorthin gestaltet sich wieder äußerst ansprechend. die insgesamt 7 hypnotischen tracks in rund 62 minuten sind geprägt mit federnd-groovenden beats und tribal-rhythmen, die von subtilen melodien durchzogen und durch dezente ambient-sounds abgerundet werden. eine reise voller geheimnisse und mythen, aber auch schönheit, denn laut den mayas soll in dem zyklus der 6. sonne alles besser werden. dem nach werden die menschen eins mit sich und der gemeinschaft - keine egos mehr, kein gut und böse, kein krieg, hunger und elend... zu schön, um wahr zu sein. zumindest kann man ja davon mal träumen und dazu "the sixth sun" von tzolk'in hören. (marco fiebag)

tartine de contrabasse
parce que nous croyons, chez tartine, qu'il n'est jamais trop tard pour découvrir un bon album (et aussi parce qu'on est deux branleurs invétérés), nous allons maintenant vous parler du dernier tzolk'in, sorti ya déjà quelques mois (on ose pas vous dire combien tellement on a honte) chez le prolifique ant-zen. si ce nom vous est aussi inconnu qu'à nous avant la réception de cet album, c'est pas grave. nous n'allons pas faire semblant de conna”tre l'oeuvre de nicolas van meirhaeghe (qui n'est autre que le prolifique empusae) et gwenn trémorin (qui n'est autre que le tout aussi prolifique flint glass) sur le bout des doigts. sachez seulement que tzolk'in est l'expression de la passion des civilisations amérindiennes de ces deux artistes qui ont fait leurs armes dans le dark ambient et l'indus. rentrons dans le vif du sujet : les deux compères, qui attendaient de pied ferme l'apocalypse au 23 décembre dernier, se sont retrouvés le bec dans l'eau au fin fond de leur bunker, sous leur montagne de bo”tes de conserve. putain, yavait un gravier dans le calendrier, ces enfoirés de fumistes maya nous ont floués avec leurs prédictions à 180% de marge d'erreur... après de longs mois de dépression post-apocalypse-qui-n'a-pas-eu-lieu et de prise de tête quant à la signification de l'absence de fin du monde digne de ce nom, ils sont arrivés à une conclusion : si l'humanité ne s'est pas quichée le 23 décembre 2012, c'est que... euh... c'est que nous avons atteint un nouveau stade de l'évolution du genre humain ! que l'homme est entré dans une nouvelle ère que nous allons appeler... euh... le sixième soleil, tiens, bim ! hey, gwenn, viens, on en fait un album, ça te dit ? han mais grave, mec ! et ils écrivirent... longtemps.... longtemps.... jusqu'à pondre, donc, leur quatrième galette, nommée the sixth sun, parce que oui, bon, ça fait quand même mieux en anglais quoi. image d'épinal: bon, trève de foutage de gueule. cette petite histoire est, à quelques arrangements près, le layout que les deux compères nous donnent dans le dossier de presse. mais vous l'aurez compris, tout ceci n'est qu'un prétexte, presque un mcguffin musical, pour sortir un album hautement connoté culturellement parlant. je sais pas si ça se dit, mais bref. soyons clairs, je n'ai qu'une seule critique : tzolk'in est évidemment, complètement, totalement, imprimé de l'image d'épinal et presque caricaturale que l'imaginaire collectif et populaire a des civilisations maya / aztèques, voire de tous les pseudo-bridés d'amérique du sud et du centre en général (no offense). je crois qu'il s'agit ici plus d'aztèques, d'ailleurs, à en lire les titres des morceaux (putborgn¤%£&$@ !!). bref, je vous avoue qu'à la première écoute j'ai été presque déçu d'entendre un son confortant autant l'image presque caricaturale que nous avons de ces civilisations. mais la critique s'arrête là. car il suffit d'accepter que tzolk'in ne révolutionne pas les conceptions et les images pour se rendre compte 1) de la qualité musicale sous-jacente, et 2) du fait que tzolk'in suggère des images. et rien que ça, ce n'est pas à la portée de tout le monde. alors allons-y sans retenue dans le tartinage de compliments : cet album est tellement au service de son idée, de son sujet, qu'il met littéralement la musique, la technique, à son service, jusqu'à produire une image. je m'explique : il y a des albums qui sont uniquement de la musique : un assemblement d'ingrédients, d'instruments, de couches, dont nous écoutons la qualité, la technicité, le message global ou la multitude de messages portés par chacun des instruments. il y a les albums dont l'assemblement n'est pas juste la somme musicale de ses ingrédients mais provoque aussi une humeur, crée une ambiance. et il y a les albums dont l'assemblement n'est tellement plus la somme musicale de ses ingrédients qu'ils créent carrément des images, des univers. et parfois, les images créées, l'univers dont ils parlent est tellement bien documenté qu'il en devient totalement indépendant du simple assemblage musical, et que l'auditeur se focalise plus sur l'image que sur la technique. the sixth sun est un de ces albums. un de ces albums qui savent raconter des histoires jusqu'à ce qu'on en oublie presque la musique qu'il y a derrière. un de ces albums hautement cinématographiques et suggestifs, qui ne nous disent plus seulement << hey, écoute, j'ai mis une flûte, là, c'est cool hein ? >>, mais qui peignent des tableaux dans nos crânes (ouais j'assume tavu). c'est pour cela qu'il m'a fallu quelques dizaines d'écoutes avant de pouvoir prendre la distance nécessaire vis-à-vis du sujet et écouter vraiment chacun des instruments. et là, c'est encore une autre claque qui attend l'auditeur, car à chaque écoute, on découvre un ingrédient. the sixth sun est un album d'une richesse incroyable. je sais bien qu'à force d'utiliser ces deux mots côte-à-côte, ils perdent de leur sens, mais il suffit d'essayer de compter les couches, d'intégrer chacun des éléments pour se rendre compte de la complexité du son produit, et de la finesse avec laquelle chacun des éléments est dosé. poutrer du conquistador: les deux compères de tzolk'in jouent le jeu à fond et se consacrent totalement à leur univers sonore. de ce fait, ils n'ont aucun problème à produire des morceaux longs (6:35 fait le morceau le plus court) mais qui ne sont en aucun cas chiants ou répétitifs. car ils maitrisent la progression lente à la perfection (tlaltecuhtli). couche après couche, l'image est construite, et l'on passe d'une ambiance solennelle rythmée par les percus toutes de peaux et de bois à un rituel plus sombre, au rythme plus soutenu, porté par des percus qui glissent vers l'efficacité electronique (citlalicue). les transitions d'un état à l'autre se font le plus naturellement du monde. l'auditeur est rarement bousculé, mais toujours savamment entra”né par ces rythmes dont la nature n'est certes pas complexe, mais dont la forme est détaillée à l'extrême. il est assez hallucinant de constater que les morceaux peuvent commencer totalement libres, totalement ambiancés, puis se voir intégrer quelques percussions, comme n'importe quel autre élément d'ambiance, pour que finalement ces percussions prennent une place prépondérante, deviennent l'élément central, celui sur lequel tout repose. coatlicue ou tlahuizcalpantecuhtli en sont les exemples parfaits. les ambiances sont parfaitement texturées : on passe de l'exploration flippante d'une pyramide perdue (meztli), à un appel à la guerre à coup de haches (citlalicue, encore), à une cérémonie occulte dans la forêt (tlaltecuhtli), à tout ce que vous voudrez bien y voir d'autres. tzolk'in raconte des histoires comme personne. et il sait être ambianceur, calme, nuancé, mystérieux, électrique, violent, mélodique, bourrin, le tout avec une qualité folle et incroyablement constante. voilà. j'ai pas de conclusion. si tant est que l'on adhère à l'univers dont il est question, the sixth sun donne envie de se carrer une plume de quetzacoatl dans le cul, de danser en pagne dans son salon, de mater un certain film pourri de mel gibson, d'acheter un bouquin à 75 euros sans images sur l'histoire des aztèques, écrit par un vieil archéologue bavarois en 1936, ou de réécrire l'histoire sur civilization iv en poutrant du conquistador. dis autrement, cet album de tzolk'in est une réussite totale. si l'on adhère pas à l'univers dont il est question, alors effectivement l'intérêt est moins grand. n'empêche que même sans ça, c'est un album sacrément bien écrit. et je suis assez fier d'avoir réussi à chroniquer cet album sans utiliser le mot << tribal >>. (ehoarn)

santa sangre
while the interminable wait for a new flint glass album continues, there is a shining light which rises up out of this present darkness. the latest result of his clever pairing with empusae. the latter did an album with shinkiro that continues to rumble my subconscious like a band of marauding tectonic engineers on acid let out to play unsupervised. but while the menace of that collaboration bubbles in the background, we're alone on a foreboding martian landscape replete with some of ballard's angst ridden scientists. indeed, the very title of this record may be a reference to one particular story of men who left in search of wealth and were rewarded with something beyond their scope of comprehension. gwenn's style of nuanced, faceted synthetics is on full display here. the warped atmospheres and near poisonous electrical discharge seeps out of the barrel, contaminating everything it touches. nicholas by contrast, showers these tracks in rhythmic shrapnel. he refuses to let you linger or pause to catch your breath. the aggressive tendency of what i'm hearing on 'the sixth sun' can rightfully take it's place alongside other masterpieces of ethno-ambient electronics steeped in darkly enigmatic tone such as 'akhet' by klinik or 'omnon' from polygon. this isn't just cosmic composition which ebbs along in meaningless drones. no, 'the sixth sun' is the breathing consciousness of the universe put on disc; the interchanges between dying stars and carnivorous black holes, high beam transmissions from an unknown point of origin. there is a tribal aspect on this record which makes it a unique creature with a mind all it's own, but not tribal in a friendly or welcoming way. more of an incantation to whatever lies past the point of human discernment, an oath of fealty sworn in damnable allegiance to that which would destroy us. in a manner similar to his work on 'zoran's equation', flint glass somehow channel the fantastical phantasms of malevolence you would find in an absinthe laced work of art into auditory form. tzolk'in have been around for a few years now, but i don't know if i've ever heard them this tightly interwoven. almost to the point where the line between these two gentlemen blurs into an indecipherable no-man's land of cursed progress and do-or-die diy ethos. it isn't every day an album such as this comes along, so don't go into this expecting anything but the crackles of lightning issuing forth during a massive thunder storm. much goes on which we cannot see in a situation like that and so it is on this release. oh you can make out the stage and some of the minor players but the ones who direct the action, those who command these astounding forces will not ever reveal themselves. perhaps it is for them that 'the sixth sun' has been loosed. can it only be seen during a particular alignment, are there those who know whence it came fromÉ this is an impenetrable obelisk, a talisman left behind to possibly move us along or it might just be something sent to utterly erase this experiment we call man. let yourself be lulled by the calm moments between maelstroms if you like, pass it off as so much dark ambient noodling. there won't be anyone to turn on the light when the shadows engulf you, there is no star to be a light when all others go out. so many others who dabble in this would do well to listen to this the next time "creativity" strikes them. the view from within this stellar cascade is fantastic! what's that? oh that's just the world coming to an end with humanity crashing down all around but pay it no mind. behold 'the sixth sun'. (peter marks)

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