act 292 · empusae · sphere from the woods · cd

tracklist:
1. ritual for saille
2. sphère des bois
3. into the abyss of the forest
4. cadence chamanique
5. dirge
6. rutsu

artwork by nesisart. www.nesisart.com
photographs by stefan alt. www.ant-zen.com/salt
mastering by manuel g. richter @ leaf audio. www.leaf-audio.com

since the very beginning, the addition of acoustic instruments and tribal, ritualistic influences have been an integral part of the omnipresent electronic soundscapes of empusae. these significant aspects have also been reflected in many of this project's album titles, like f.e. 'the hatred of trees' and 'organic.aural.ornaments'. for his present work, nicolas van meirhaeghe's influences were mainly centred around nature - woods, forests and trees, as well as paintings by his artist friend christel morvan (nesisart), who created the main theme for the album's artwork. empusae has the talent and the gift to turn all these disparate artifacts into a mature piece of sound.

'sphere from the woods' is the perfect fusion of natural, organic elements and advanced electronics. it blends a huge variety of acoustic sources, ranging from synthesizers, processed field recordings, ethnical percussions and guitars to quite unusual acoustic instruments like psaltery, chains, plates and several kinds of wood. orchestral arrangements combined with touching melody lines and precisely set rhythmic syncopation generate an enthralling amalgam of atmospheric ambiance and cinematic elements with a deep ceremonious flow.

if a more focused description of empusae's musical self-image is needed, then you need nothing more that the word 'organic'. and 'sphere from the woods' is the release where this concept locks in in the most perfect way. wood has long been used as an artistic medium - this album develops a very new and exciting aspect for manipulating and moulding this structural tissue.

empusae discography 10.2k13:
sphere from the woods. cd / wooden box edition. ant-zen act292 / act292.2. 2013
symbiosis. cd. ant-zen act272. 2012
organic.aural.ornaments (w/ shinkiro). cd. ant-zen act252. 2011
mortusae. 2cd. hands b035. 2009
the hatred of trees. cd. hands d117. 2008
simple black lines in a diagram (w/ nick grey). 3" cd. brume 15. 2007
error 404: metaphorical loss. cd. hands d089. 2005
scars (w/ oil 10). 10". divine comedy dc032. 2004
geesten. 7". spectre/nocturnus noc8. 2003
ritual decay. cd. sub.session sub004. 2003
extra-muros. cd-ep. divine comedy records dc024. 2003
funestus. cd. divine comedy records dc020. 2002

empusae official website:
www.empusae.com

reviews:

alternativmusik.de
es ist immer wieder eindrucksvoll anzuhören, wie das projekt empusae tribalistische und rituelle elemente mit industrial verbindet. diesmal wird der hörer jedoch nicht zeuge, wie rituale von urvölkern akustisch zum leben erweckt werden, sondern man verschleppt ihn in wälder. irgendwo, wo man kilometer-weit von jeder zivilisation entfernt ist. wo man nachts selbst seine eigenen hände nur schemenhaft wahrnehmen kann, weil alles in absoluter finsternis liegt. zwar bleiben auf diesem weg die typische perkussion von empusae erkennbar und im ersten stück ritual for saille erklingen leise chöre, jedoch bleibt auch all das nur schemenhaft und entführt einen in transzendente bereiche, in denen nicht mehr klar ist, was nun wirklich ist und was nur schreckgespenster der phantasie sind. vielleicht sind es auch waldvölker, die ein barbarisches fest feiern, deutlich wird es nicht. deutlich wird nur, warum es so viele märchen und gruselgeschichten gibt, die im wald spielen, was gerade sphère de bois eindrucksvoll beweist. into the abyss of the foresty lässt einen dann endgültig spüren, wie es sein muss, wenn man mit jedem schritt geräusche hört, die harmlos sein können oder auch nicht - oder auch da sein können oder nicht. da ist man fast schon froh, dass cadence chamanique einen dann doch wieder in bereiche trägt, in denen alles klarer wird, was dann nur mit dirge wieder zunichte gemacht wird. und selbst mit rutsu scheint es keinen weg aus dem dickicht zu geben. stattdessen hört man beschwörerisches gemurmel am ende. läuft man im kreis? hat man sich völlig verirrt? wird jede hoffnung, wieder aus dem wald zu entkommen, direkt wieder erstickt? offenbar ist dem so. empusae veröffentlichen mit sphere from the woods ein album, dass in etwa das gefühl vermittelt, dass der erste blair witch projekt teil zu seiner zeit vermittelte, nur dass man diesmal mittendrin ist und nicht von außen zusieht... (tristan osterfeld)

tartine de contrebasse
de la cadence ou de l'énergie, nul doute que seule l'inertie touchera le fond, attirés par la vigueur de cette sphère, nous flottons, tournoyons, apeurés. l'attraction est lente, ne soyons pas couards même si le chemin paraît trop long, tolérons le temps, avançons doucement, laissons les violons monter. comment comprendre ce qu'il se passe ? ritual for saille, je te subis. par delà les inepties coutumières tu entraines sans même un répit mon palpitant qui s'entremêle. comment va le tiens ? il s'emballe, se délite, sans craindre la fuite il adore ça et attend la débâcle. sphere from the woods, sphère des bois, à ton approche notre confiance monte et se noie dans un brouillard fait de miracle et d'inconscience. sans plus rien comprendre, ni même attendre ou espérer, nous voici aux deux pôles d'un monde étrange, puéril mais éthéré. dans cette langueur tu nous apaises, nous allèges, nous impatientes, puis, sans prévenir, grimpent les tambours, grondent les espoirs, aspirée la primauté, l'infantile devient percutant, sombre mais jamais noir. de la raison ou de la folie qui survivra ? seule en décidera la pente qui dans son incompréhensible effet se jouera de l'incohérente logique. ô sphère des bois je te quitte, mais conserve ton nectar. empusae, insecte de soleil, je te suis jusque là où tu ne t'aventures guère, dans les profondeurs de la forêt, grinçante atmosphère, dans les abysses d'une terre humide et grouillante. je te fais confiance et n'ai plus peur de me perdre. prions les archanges, appelons les anges, profitons de cette arythmie pour que se lissent notre passé, nos pensées, nos rêves et nos gloires, et que le résultat glisse dans cette nappe sans confort aucun, mais également sans guerre. notre voyage se poursuit, aussi mystique qu'indéchiffrable, chaman de nos vies tu poursuis la cadence. revoici les percussions, les roulements, celles de ton cœur, ton pied martèle l'humus, je te regarde et d'un air aimable et souriant tu m'invites à la danse et sans même y songer je te rejoins dans cette fable. la poésie devient transe, ne réfléchissons plus et laissons consumer nos sentiments et permettons au temps, malgré le fantasme, de faire son effet. alors que commence à vrombir l'hymne funèbre, le chant du diable, le rythme des limbes, le tonnerre gronde, dirge tu t'emportes et mélange nos vies et nos sueurs. l'air est opaque, la catalepsie nous guète, mais n'ayons pas peur car de cette danse macabre nous nous arracherons malgré tout jusqu'à l'olympe. du fond de la terre débute la fin, les orques grognent, nous devons fuir, malgré le plaisir de l'aventure, le goût amer d'un présent bientôt passé, rutsu nous prévient, même si c'était bien, il serait à nouveau sage de penser. de sagesse il n'était pourtant pas question ? non, mais il faut partir, sans rien regretter il faut mettre un terme à cette idyllique odyssée. alors que l'histoire s'arrête, je garde en moi le goût d'y revenir. (adrien)

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